Kokyu ho – Aikido Kobayashi


On travaille kokyu ho. Quand vous faites kokyu ho,
le plus importants déjà, comme quand on travaille taijutsu, c’est que
vous devez bouger avant qu’il vous ai saisi, n’attendez pas la saisie, au moment où il va saisir déplacez vos bras, déplacez votre
bassin, c’est la première chose, il faut que le bassin ai bougé avant qu’il prenne, il faut que vos bras se soient soit
éloignés soit rapprochés avant qu’il prenne, mais il ne faut jamais attendre, il ne faut jamais attendre la saisis comme ça, à
partir de là ça va être l’épreuve de force, ce n’est pas ce qui vous apprendra la dynamique nécessaire à l’aïkido.
En aïkido on travaille en mouvement, les choses sont ainsi, les choses
sont en mouvement. Quand il se produit quelque chose dans votre vie ça
ne commence pas maintenant, c’est déjà commencé. Donc bassin mains, les deux bougent, les deux bougent constamment, que vous travaillez
omote ou ura, ça n’a pas une grande importance, c’est extrêmement important d’arriver à s’harmoniser très rapidement dans un espace
restreint comme celui ci, pourquoi ? Je vous ai déjà parlé d’espace ce
matin, nous allons en parler encore. Ici à cette distance si il y en a un qui bouge, paf, c’est fini,
donc on n’a pas le choix on est obligé de répondre tout de suite,
l’espace est très étroit, très limité, et puis on est face à face donc il y a
énormément de risque de se mettre en opposition, au moment où il prend on risque
de bloquer vraiment, à partir du moment où bloque les coudes c’est le bassin qui recule,
le bassin qui recule, ça y est on par terre, c’est pour ça que c’est un exercice
important au départ, surtout pour les débutants, c’est important de le faire
un dynamique de ne pas le faire en statique, on peut travailler en statique, on peut se laisser prendre, et puis après, à partir de la saisie
travailler, mais au début ça se transforme en épreuve
de force pour la plupart, pourquoi parce que même pour le faire un statique
il faut s’harmoniser, il faut pas se mettre en opposition,
pour pouvoir travailler ici il faut arriver à ne pas entrer en opposition avec le
partenaire et rester souple, et c’est très difficile, Kobayashi Sensei lui il partait du principe qu’on devait d’abord travailler
en dynamique, tout, il disait c’est pas la peine de regarder comment ça marche
si on on est bloqué puisqu’on ne devrait pas l’être, vous ne devriez jamais être là,
si vous êtes bloqués c’est que vous avez déjà fait une erreur, alors ici c’est vraiment
important de trouver comment on va arriver à s’harmoniser tout de suite,
au moment où le partenaire va bouger, dès qu’il va commencer, hop, sans mettre de force j’en vois qui se penchent, qui sont comme
ça, qui se penchent en avant, non il faut rester droit, absolument droit,
c’est très important que vous soyez très libre, très détendu à ce moment là,
il y a différentes formes, on peut travailler avec les mains en omote, on peut
travailler avec une main en omote et une en ura, on regarde un petit peu les bases,
ici vous pouvez travailler cette main là et pendant ce temps celle-ci fais ça, omote ura, on peut travail les deux
en ura, ou bien vous pouvez travailler omote pour les deux,
peu importe, en tout cas le plus important c’est que vous soyez parfaitement droit et
qu’à aucun moment vous ne résistiez avec les bras, de manière à ne pas transmettre
la force du partenaire à votre centre c’est à dire que ici si je tiens les bras,
ça y est il commence à pouvoir me pousser, mais si les bras ne s’arrêtent nul part,
s’ils sont toujours en mouvement et fixés nul part c’est très difficile de pousser,
si vous partez d’une position statique se sera difficile de retrouver
cette mobilité, cette dynamique, c’est pour ça qu’il
faut commencer en dynamique, mais à partir du moment où vous êtes en
dynamique, c’est beaucoup plus simple, pensez bien que le travail est fait par
votre centre, vous ne pouvez pas engager vos bras dans un mouvement, sans
alléger le centre, ici je ne peux rien faire là bas, je suis trop loin, il n’y a pas
eu d’aspiration, etc… l’action ici, il y a eu une aspiration
mais tout ça c’est le travail du bassin, j’exagère un peu les mouvements
de bassin pour qu’ils deviennent visibles, vous comprenez ? En même temps ça nous
apporte une autre notion qui est extrêmement importante dans l’aïkido,
qui est de passer de l’immobilité à la vitesse maximum directement, il n’y a rien,
absolument rien, et puis il y a tout, pourquoi ? parce que c’est ça la vitesse
d’action normalement, vous comprenez ? c’est clair ? Reprenez et restez parfaitement
droit quand le partenaire vient vous attaquer, plus vous êtes, en quelque
sorte symétrique, c’est à dire fixé dans une forme
définie, plus vous êtes facile à attaquer, si au moment où il vous saisie vous
avez les deux mains qui sont dans la même position, les deux coudes dans la même
position, et des problèmes de position il sait tout de suite où diriger sa force,
c’est une chose qu’il faudra apprendre rapidement, les deux mains
ne doivent jamais faire la même chose, si vous n’avez qu’une main, on a vu ce matin
beaucoup d’actions avec une seule main, avec une main vous avez vu qu’il fallait
qu’elle bouge, alors quand vous avez les deux mains ce n’est pas la peine
qu’elles fassent la même chose, cette symétrie n’existe pas dans la réalité, c’est vraiment un concept qui est
arbitraire, rien dans votre corps n’est symétrique, vous n’avez pas les deux épaules dans le même plan, elles ne sont pas à la même hauteur, vos mains sont différentes, si on prend une moitié du corps et
l’autre, elles sont différentes, donc il ne faut pas vouloir projeter
quelque chose d’arbitraire entre soit et l’autre, mais par contre au moment où
il vous touche il faut diviser, parce que si vous divisez et bien lui il est
aussi obligé de diviser et du coup c’est moins facile pour lui d’organiser son attaque, ce sera vrai pour n’importe quelle
attaque, dès qu’il y a une action il faut que automatiquement la force qui
vous est adressée soit divisée, il y des raisons qui sont là, qui sont
évidentes, qui sont techniques, physiques simplement, et puis il y en a d’autres qui sont symboliques, c’est à dire que, entre nous, il y a des
composantes qui sont consciente et il y en a d’autres qui sont inconscientes,
on est toujours vaincu parce qu’on fait le choix inconscient d’être
vaincu, et aussi les inconscients sont extrêmement
difficiles à différencier, le mien, le sien, le nôtre, mais pour faire
émerger quelque chose de la conscience il faut détacher un morceau
d’inconscient, quand vous vous êtes mis de profil ce matin, vous avez coupé l’espace
en deux, à partir de ce moment là l’espace commence à s’organiser,
si il est coupé en deux, si il est divisé entre interne et externe,
vous pouvez faire naître avant et arrière, mais s’il n’était pas
divisé entre interne et externe il n’y aurait pas d’avant et d’arrière, en
haut et en bas, mais en haut de quoi ? en bas de quoi ? en avant de quoi ? en
arrière de quoi ? à droite de quoi ? gauche de quoi ? du centre ! vous avez déjà fait
naître cet espace qui est extrêmement important, c’est un principe général,
c’est à dire que l’espace doit s’organiser par votre action,
il n’existe pas dans l’absolu, il naît avec l’action, comme le temps nait
avec l’action, c’est une références qui est très importante au Uji chez Dogen.
Temps – action. Il n’y a pas de temps en dehors de l’action, je ne vais pas faire un
cours de phénoménologie ici mais c’est extrêmement important de le comprendre,
si vous divisez ici, à partir du moment où vous divisez vous imposez qu’émerge
une conscience entre vous, tant que vous restez dans l’identique, dans le même,
il n’y a aucune conscience possible, la conscience c’est forcément quelque
chose qui note des différences, cette différence il faut la créer dès le départ, vous comprenez ? il faut travailler avec
son équilibre mais aussi avec son psychisme, c’est extrêmement important
psychiquement qu’il soit mis en mouvement, par exemple… par exemple… exemple, une main qui fuit là-bas pendant que
l’autre elle, au contraire, donne du contacte, il garde celle qui en contacte
parce qu’il a besoin de contact, vous comprenez ? c’est extrêmement
important ça, d’avoir cette sensation d’ouvrir sa force, de ne pas la focaliser
sur soi, rappelez-vous au moins une chose, si vos deux mains font la même chose
elles ne servent à rien

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *